Bonne nouvelle pour les aidants familiaux : l’Allocation Journalière du Proche Aidant (AJPA) a été revue à la hausse. Ceux et celles qui mettent leur vie professionnelle entre parenthèses pour s’occuper d’un proche dépendant peuvent désormais bénéficier d’une compensation allant jusqu’à 340 € par mois. Un soutien bienvenu pour des milliers de foyers souvent laissés seuls face à une lourde charge invisible.
Jusqu’à 340 € par mois pour aider un proche
L’AJPA permet aux proches aidants de recevoir une indemnité pour chaque journée où ils arrêtent de travailler pour accompagner un parent dépendant, handicapé ou âgé. Le montant versé est de 66,64 € par jour, dans une limite de 22 jours par mois, soit un maximum mensuel de 1 466,08 €. Pour les aidants qui posent quelques jours et non un mois complet, cela représente environ 340 € mensuels.
Il est possible de cumuler jusqu’à 264 jours indemnisables sur toute une carrière, ce qui donne aux aidants un cadre plus souple qu’auparavant (où le plafond était de 66 jours).
Qui peut en bénéficier ?
Pour toucher l’AJPA, vous devez :
- Être salarié(e), fonctionnaire ou travailleur indépendant en activité
- Prendre un congé proche aidant auprès de votre employeur
- S’occuper d’un proche reconnu en perte d’autonomie (GIR 1 à 4 via l’APA) ou avec un handicap (via la MDPH)
Les personnes retraitées ou au chômage ne peuvent pas bénéficier de cette allocation, mais des alternatives sont accessibles (voir ci-dessous).
Comment faire la demande ?
Voici les étapes clés :
- 1. Reconnaissance de la dépendance : via l’APA (personnes âgées) ou la MDPH (personnes handicapées)
- 2. Demande de congé proche aidant à votre employeur
- 3. Transmission du formulaire Cerfa n°16108*02 + pièces justificatives à la CAF ou à la MSA
Une fois le dossier validé, le versement intervient généralement dans un délai d’un mois.
Le droit au répit : une bouffée d’oxygène
Si vous êtes à bout, sachez qu’il existe le droit au répit. Ce dispositif permet de financer temporairement :
- De l’accueil en établissement
- Une aide à domicile supplémentaire
- Un hébergement temporaire pour votre proche
Le plafond est fixé à 573,77 € par an, mais en cas d’urgence (hospitalisation d’un aidant, épuisement sévère…), il peut monter jusqu’à 1 000 €. Pour en bénéficier, il faut demander une révision du plan APA auprès du conseil départemental. Attention : cette aide n’est jamais déclenchée automatiquement, il faut faire la demande auprès de l’équipe médico-sociale.
Le crédit d’impôt : jusqu’à 50 % de remboursement
Si vous faites appel à un service d’aide à domicile (prestataire agréé), vous pouvez récupérer 50 % des dépenses engagées via un crédit d’impôt.
Le plafond annuel est de 12 000 €, extensible à 15 000 € selon votre situation familiale. Pour recevoir ce coup de pouce :
- Conservez toutes les factures
- Déclarez le montant en case 7DB de votre déclaration d’impôts
Ce remboursement concerne aussi bien les actifs que les retraités.
Des démarches encore trop méconnues
Beaucoup d’aidants n’osent pas faire de démarches, ou ne savent pas par où commencer. Pourtant, ces aides peuvent transformer le quotidien. Demander l’AJPA, activer le droit au répit ou recourir au crédit d’impôt, cela peut vous permettre de :
- Prendre du temps pour vous
- Obtenir des relais professionnels
- Soulager votre charge mentale et physique
Ne restez pas isolé(e). Des associations ou assistantes sociales peuvent vous aider à chaque étape.
En résumé : ce que vous pouvez toucher
| Aide | Montant | Conditions |
|---|---|---|
| AJPA | 66,64 €/jour – jusqu’à 340 €/mois | Salarié ou indépendant en congé proche aidant |
| Droit au répit (APA) | Jusqu’à 574 €/an (1 000 € en urgence) | Réévaluation du plan d’aide APA |
| Crédit d’impôt aide à domicile | 50 % de remboursement – jusqu’à 12 000 €/an | Toutes situations – sous conditions fiscales |
Et maintenant, que pouvez-vous faire ?
Posez-vous quelques minutes. Est-ce que votre proche est reconnu en perte d’autonomie ou en situation de handicap ? Travaillez-vous actuellement ? Si oui, vous êtes peut-être éligible à l’AJPA ou au congé spécifique. Sinon, tournez-vous vers le conseil départemental pour activer l’APA et le droit au répit.
Un simple formulaire peut parfois tout changer. Alors, prenez ce temps. Pour vous. Pour votre proche. Et parce qu’un aidant bien accompagné en vaut deux.












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